Une enveloppe de 5,9 milliards FCFA a été validée le 24 juillet 2025 par le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom). Ces fonds seront mis à la disposition des CTDs exposées catastrophes naturelles, a-t-on appris le 5 août dernier lors de la première session du Comité des concours financiers du Feicom dédiée au « Guichet Climat ».
Suite à un appel à projets lancé courant mars 2025 pour répondre à la persistance des catastrophes naturelles. Les communes du Cameroun avaient présenté des projets à visée multiple. Parmi elles, l’on notait l’amélioration des systèmes de drainage, le renforcement des infrastructures de base tels les routes, les ponts… contre les inondations, le développement des systèmes d’alerte précoce et le reboisement des zones fragilisées. Avec la validation de cette première vague de financement, les projets des CTDs vont apporter une touche particulière à la lutte contre le dérèglement climatique. Ceci via la séquestration du carbone et à la protection des zones humides.
Si le communiqué du Comité des concours financiers du Feicom précise que, « Les projets sélectionnés s’articulent autour des principales problématiques du Guichet Climat : atténuation et adaptation aux changements climatiques, lutte contre les inondations, restauration des écosystèmes et promotion de la biodiversité ». Un rapport des Nations unies fait figurer le Cameroun parmi les pays africains les plus exposés aux effets du changement climatique.
Dans le cadre de ses concours financiers dédiés au guichet climat, le Feicom a pris la résolution de couvrir jusqu’à 75 % des coûts des projets climatiques proposés par les CTDs bénéficiaires, les 25 % restants devront être mobilisés par elles-mêmes. Consacré par les résolutions du Conseil d’administration extraordinaire du Feicom tenu le 1er novembre 2024, dédié aux défis climatiques. Le Guichet Climat du Feicom est adossé à des termes spécifiques. Sur la foi de l’appel à projets publié en mars 2025, les CTD pouvaient solliciter jusqu’à 300 millions FCFA de financement pour les communes et 500 millions FCFA pour les régions, avec une bonification de 30 % pour les projets intercommunaux.
Pour rappel, le contexte climatique au Cameroun présente des données nécessitant de renforcer la résilience locale. Selon le ministère camerounais de l’environnement, sur les cinq dernières années, l’on a enregistré près de 50 décès et plus de 200 000 personnes sinistrées. Inondations et glissements de terrain étant les principales causes.

















